Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 06:40

Ce matin, encore, mes pensées sont comme les vagues et le ressac. Elles vont et viennent, se mêlent, s'entrechoquent et se répètent sans cesse, pour finir par lécher et mourir sur la plage d'un ilot désolé.


Je suis pareil à la carcasse démantibulée de ce qui fût, autrefois, un pimpant petit bateau de pêche, gisant couché et abandonné sur la grève au-delà de la limite des hautes eaux.


Il est loin le temps où je labourai le mer au gré des vents et des courants, affrontant vaillamment les bourrasques tempétueuses et les déferlantes d'une mer, parfois, brutale et colérique. Un jour, déclaré trop vieux, dépassé, je fut désarmé et démantelé avant d'être échoué et laissé là. Il ne subsiste plus de moi qu'un vieux squelettes décharné, une carcasse ajourée, soumisse aux caprices des éléments, qui doucement, s'effrite et tombe en poussière disparaissant entre les galets.


Ce matin … pourquoi, encore une fois, ressasser ces idées aussi lumineuses qu'un crépuscule automnale à l'horizon bouché par les nuées sombres précurseurs d'une nuit d'orage … ?


Ce matin … à quoi bon seriner ces pensées stériles qui n'apportent rien et n'intéressent personne, pas même moi, au fond …. ?


En retrouvant ta photo, toi ma « Sylphide », petite boule de poils débordante de tendresse et d'affection sans faille, je me souviens du temps, trop bref, où tu m'as accompagnée dans ma vie.


 


Je ferme les yeux et …


Je te revois, je t'imagine courant joyeusement dans les hautes herbes, en sautant comme un jeune cabri. Je te revois jouant à poursuivre un papillon allant de fleur en fleur. Tes longues oreilles, s'envolant à chacun de tes bonds, semblables à des ailes te faisant voler.


Je ferme les yeux et …


Je te vois, joyeuse et pleine de vie, venir à ma rencontre entourée, en arrière plan, par toutes les silhouettes, reconnaissables, des parents, des proches et des amis trop tôt disparus, qui viennent souriants et plein de chaleur m'accueillir.


Je ne sais, s'il s'agit d'un simple rêve ou … d'une vision prémonitoire, mais …


Je me sens bien, enfin en paix avec moi-même et la vie.


Je suis impatient de venir, avec sérénité, fouler ce monde qui m'attends … où vous m'attendez dans la douceur et l'amour éternel.


 

 

Par LeRetif - Publié dans : Cogitations - Communauté : Les chroniques de la meute
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