Irénée, ma douce, ma tendre
Toi qui as su ma faire comprendre
Que même sur cette terre
L’on peut vivre
heureux,
A condition
de ne point rester solitaire
Et d’être de toute chose amoureux.
Irénée, ma petite étoile blonde,
Condamnée pour le reste des
temps
A ton inutile
course vagabonde,
Toi
qui, il y a bien longtemps,
Sous l’écorce rêche,
Dans la terre sèche
De mon cœur
A semé une fleur.
Petite étoile à la chevelure d’or
Que j’ai connue en regardant les cieux
Un soir, seul sur les quais du
port.
Toi qui
recherche un pays merveilleux.
Toi qui as quitté de ton monde les parages,
Tes parents, tes amis, tous les gens sincères,
Pour explorer l’immensité de
l’univers.
Tu es
partie à la poursuite d’un mirage.
Il n’y a de monde plus beau que le tien.
Il
n’y a de monde plus beau que le sien.
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