Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 07:40

Sans pouvoir faire autrement,


Mais, en ai-je envie, vraiment,


Je cherche l’introuvable,


Je me défends de l’inévitable.


Comme on lance un défi,


Du rationnel je fais fi.


Quand j’approche de trop près la réalité,


Pour retrouver ma tranquillité,


D’un seul coup, je plonge


Et me réfugie en un songe.


Il y a des jours où je me sens usé


D’avoir sans cesse et toujours à ruser.


Pour échapper à l’infernale ronde,


Que veut m’imposer ce monde,


Qui n’est ni enfer, ni paradis


Malgré ce que l’on en dit,


Mais plutôt un purgatoire


D’où il n’y a pas d’échappatoire


Autre que le monde des chimères


Qui toujours me fut cher.


Mais je ne peux me sentir mieux


Que dans ce pays merveilleux


Où la vie est meilleure.


Ce pays que l’on nomme « Ailleurs »,
 
          


 


Bien qu’il ne soit pas réel


Qu’il n’ait rien de matériel


C’est pour moi un asile,


Comme le serait une île.


Une terre encore accueillante


Au milieu d’une mer puante


Dis, si tu le veux,


Nous irons tous les deux.


Viens, donne-moi la main.


Ensemble, prenons le chemin,


Celui du bonheur,


Celui qui mène « Ailleurs ».

Par hemaire - Publié dans : Rimailleries - Communauté : Les chroniques de la meute
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