Sans pouvoir faire autrement,
Mais, en ai-je envie, vraiment,
Je cherche l’introuvable,
Je me défends de l’inévitable.
Comme on lance un défi,
Du rationnel je fais fi.
Quand j’approche de trop près la réalité,
Pour retrouver ma tranquillité,
D’un seul coup, je plonge
Et me réfugie en un songe.
Il y a des jours où je me sens usé
D’avoir sans cesse et toujours à ruser.
Pour échapper à l’infernale ronde,
Que veut m’imposer ce monde,
Qui n’est ni enfer, ni paradis
Malgré ce que l’on en dit,
Mais plutôt un purgatoire
D’où il n’y a pas d’échappatoire
Autre que le monde des chimères
Qui toujours me fut cher.
Mais je ne peux me sentir mieux
Que dans ce pays merveilleux
Où la vie est meilleure.
Ce pays que l’on nomme « Ailleurs »,
Bien qu’il ne soit pas réel
Qu’il n’ait rien de matériel
C’est pour moi un asile,
Comme le serait une île.
Une terre encore accueillante
Au milieu d’une mer puante
Dis, si tu le veux,
Nous irons tous les deux.
Viens, donne-moi la main.
Ensemble, prenons le chemin,
Celui du bonheur,
Celui qui mène « Ailleurs ».
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